A voir absolument!

dimanche 3 juillet 2011

Coffin Corner.




En fonction de la météo, de son altitude, et de la configuration de l’avion (chargement, position des volets et flaps, …), les vitesses caractéristiques d’un avion évoluent.

Il est par exemple facilement compréhensible qu’un avion volant à vide tous volets sortis pourra accepter des vitesses bien inférieures que le même avion chargé au maximum et volets rentrés avant d’avoir des problèmes…

A configuration identique, la vitesse minimum varie aussi: plus on prend de l’altitude, moins il y à de molécules d’air pour porter notre avion. En haute altitude, la vitesse de décrochage sera donc plus élevée qu’à faible altitude. On peu visualiser les valeurs de cette vitesse avec la courbe suivante:

1 Vitesse sol de décrochage
2 Plafond opérationnel (altitude que l’avion ne doit pas dépasser)
3 Zone impropre au vol
4 Zone de vol.

Une autre vitesse viens limiter la zone de vol: la VNE (quelques notions sur les vitesses en avion).

La vitesse maximale admissible évolue elle aussi en fonction de l’altitude:

1 Vitesse sol de survitesse
2 Plafond opérationnel (altitude que l’avion ne doit pas dépasser)
3 Zone impropre au vol
4 Zone de vol.

La zone qui nous intéresse aujourd’hui se trouve lors de la réunion de ces deux courbes sur un même graphique:

1 Vitesse sol de décrochage
2 Plafond opérationnel (altitude que l’avion ne doit pas dépasser)
3 Zone impropre au vol
4 Zone de vol.
5 Vitesse sol de sur-vitesse

Tant que l’avion reste dans son domaine de vol (sous son plafond opérationnel, vitesse entre la V low et la VNE), tout va bien. Mais arrivé à une certaine altitude, la marge devient mince entre la vitesse minimum et la vitesse maximum.

C’est cet endroit caractéristique, situé en conditions normales au dessus du plafond, que l’on appel le coffin corner (de l’anglais coffin = cercueil, corner = endroit).

En conditions de vol normal, aucun avion, quel qu’il soit, n’approche jamais de ce point particulier… Toutefois, dans des conditions extrêmes, comme par exemple un avion qui traverserait une cellule orageuse d’un cumulonimbus, les conditions de vent et de pressions peuvent précipiter l’appareil dans le coffin corner.

L’illustration ci-dessous montre ce qui se passe alors:

1 Marge avant d’entrer en vitesse de décrochage

2 Marge avant d’entrer en sur vitesse

L’avion ne dispose plus d'aucune marge pour réduire ou augmenter sa vitesse, et le pilotage doit être très précis à ce moment là (vitesse, incidence, …)…

On imagine la position délicate d’un pilote se battant avec sa machine contre les éléments, devant respecter une fourchette de placement de l’avion minimale, dans des vents violents et en cisaillement, sans référence visuelle du sol…

Si en plus au milieu de cette tourmente certains éléments venaient à défaillir (comme par exemple un givrage des sondes pitot), il faudrait ajouter au stress d’une situation délicate celui des alarmes incessantes dans le cockpit, et d’un pilotage au feeling dans une situation ou on ne peux pas se le permettre…

C’est l’une des hypothèses concernant le crash du vol AF447, qui devrait être confirmée ou infirmée par la lecture des boites noires dans les jours à venir…

Coffin Corner.

Depending on weather, altitude, and aircraft configuration (loading carried, position of the flaps, ...), the characteristic speeds of an aircraft change.

For example it is easily understandable that a plane flying empty all flaps out can accept speeds far lower than the same plane loaded up and flaps up before having problems ...

With similar configuration, the minimum speed can also varies: more you take altitude, then, less there are air molecules to carry our plane. At high altitude, the ground stall speed will be higher than at low altitude. We can visualize the speed values with the following curve:
1 ground speed stall
2 Maximum operating altitude (altitude the aircraft should not exceed)
3 Inapropriate flight zone
4 Flight zone.

Another speed limit the ​​flight zone: VNE (some notions about air speeds).
The maximum permissible speed is also changing according to altitude:
1 Ground speed overspeed
2 Maximum operating altitude (altitude the aircraft should not exceed)
3 Inapropriate flight zone
4 Flight zone.

The area that concerns us today is the meeting point of these two curves on one graph:

1 ground speed stall
2 Maximum operating altitude (altitude the aircraft should not exceed)
3 Inapropriate flight zone
4 Flight zone.
5 Ground speed overspeed

As the aircraft stay in its flight zone (under its operational altitude, speed between Vlow and VNE), all must be good. But reached a certain altitude, the margin is thin between the minimum speed and maximum speed.
It is this characteristic location, located above the normal altitude limit, which is call the coffin corner.
In normal flight conditions, no aircraft whatsoever, never approaches this particular point... However, under extreme conditions, such as a plane that passes through a cell of a cumulonimbus thunderstorm, wind conditions and pressure can precipitate the airplane in the coffin corner.
The illustration below shows what happens then:
1 Margin before entering the stall speed
2 Margin before entering on overspeed

The airplane has no more margin to reduce or increase its speed and steering must be very precise at this time (speed, incidence angle, ...) ...

Imagine the awkward position of a pilot who fight with his machine against the elements, to meet a minimum aircraft range of placement, in high winds and shear, without visual reference of the ground ...
If in addition the midst of this turmoil were the fail of some elements (such as an icing of the pitot probes) should be added to the stress of a difficult situation that incessant alarm in the cockpit, and steering by feel in a situation where we can not afford ...
This is one of the assumptions about the crash of flight AF447, which should be confirmed or refuted by reading the black boxes in the days to come...


jeudi 30 juin 2011

mercredi 29 juin 2011

mardi 28 juin 2011

lundi 27 juin 2011

dimanche 26 juin 2011

Airbus

Airbus concurrence alors Boeing de front sur le B737 avec ces A320, sur le B777 avec son A330, reste le B747… L’A340 offre un nombre de sièges inferieurs…

Pour mieux concurrencer le segment des très gros porteurs, «encadrer» son concurrent avec un avion d’une capacité inferieur (qu’il à déjà avec l’A340) et un autre de capacité supérieur, et surtout, offrir la gamme la plus complète possible, Airbus imagine L’A380…

Au début des années 90, pendant qu’aérospatial étudie les projets ASX600, Deutsche Airbus travail sur l’A2000. Deux avions qui ne voleront jamais ailleurs que dans des ordinateurs…

Entre 1992 et 1995, une improbable alliance avec Boeing est même envisagée… Finalement, en fin d’année, Airbus rompra les négociations en présentant le projet A3XX.

En 1996, les dimensions du géant sont définies : afin de respecter les contraintes aéroportuaires, et de permettre aux compagnies de ne pas revoir toutes leurs infrastructures, l’appareil occupera un carré de 80m de coté au sol, aura une masse au décollage voisinant les 540 tonnes, pour emporter 500 à 600 passagers. Une version allongée franchissant la barre symbolique des 1000 sièges est aussi mise en chantier.

Dans le même temps, entre 1997 et 2000, Airbus change profondément au niveau juridique et industriel. Le GIE se transforme en société de plein exercice, rendu possible par les fusions d’Aérospatial, de Matra, puis de DASA (donnant naissance au groupe EADS).

Lorsque le 23 Juin 2000 la société Airbus est officiellement crée, EADS en est le principal actionnaire.

Durant l’année 2004, le premier prototype de l’A380 est assemblé. Avec 72.8m de long, 79.8m d’envergure, 421 tonnes, 4 moteurs d’une poussée unitaire de 34 tonnes (pour le Trent 900 Rolls Royce), 40% de volume intérieur de plus qu’un 747-400, des commandes de vol 100% électriques, utilisation de nouveaux alliages (comme le glare, alliage de fibre de verre et d’aluminium)… On peut dire que c’est l’avion de tous les superlatifs! D’ailleurs, ces performances sont surprenantes : la consommation en carburant est de 3L/100 par passagers, la distance de décollage est de 500m plus courte que celle de son concurrent le plus proche, avec une charge utile de presque 91 tonnes et une distance franchissable de 18000Km sans escales…

Le 27 avril 2005, en fin de matinée, l’avion prends l’air pour la première fois.

Le 12 Décembre 2006, l’avion est certifié simultanément des deux coté de l’atlantique, avec l’autorisation d’emporter 853 passagers et 20 membres d’équipages dans sa version offrant la plus grande capacité.

Au moment d’écrire ces lignes, 44 avions sont déjà livrés, 234 commandés, et ce, depuis la première livraison le 15 Octobre 2007. Partant du principe que la durée de vie d’une gamme en aéronautique est de 40 ans, le seuil de rentabilité estimé à 500 avions n’est finalement pas si loin…

L’avenir, Airbus l’à annoncé en Décembre dernier, c’est le renouvellement de son A320 avec l’A320 neo (new engine offer).

Bien que les usines airbus pour les avions monocouloirs tournent à plein régime, avec la production de 40 avions par mois…

Le premier vol est prévu pour 2016.



Airbus Competition then with Boeing in front with B737 with the A320, the B777 with its A330, the B747 is staying alone... The A340 offers a number of seat lower...
To better compete with the very large aircraft segment, "encircle" his competitor with a lower air capacity (it has already with the A340) and another of higher capacity, and most importantly, offer the widest range possible Airbus imagine the A380 ...
In the early 90s, Aerospatiale looking for projects ASX600, Deutsche Airbus work on the A2000. Two planes that will never fly anywhere else than in computers ...
Between 1992 and 1995, an improbable alliance with Boeing is even considered ... Finally, at the end of this year, Airbus will break the negotiations with announcing the A3XX project.
In 1996, the dimensions of the giant are set: to meet the airport constraints, and allow companies to not review their entire infrastructure, the unit will occupy a square of 80m side on the ground, will have a take off mass adjacent to both 540 tons to carry 500-600 passengers. A longer version crossing the symbolic threshold of 1,000 seats is also initiated.
Meanwhile, between 1997 and 2000, Airbus is changing profoundly the legal and industrial. GIE turns into full partnership, made possible by the union of Aerospatiale, Matra, and then DASA (giving rise to the EADS group).
On June the 23th, 2000 the Airbus company was officially created, EADS is the major shareholder.
During 2004, the A380 first prototype was assembled. With 72.8m long, 79.8md wingspan, 421 tons, 4 engines with a thrust of 34 tons per unit (for the Rolls Royce Trent 900), 40% interior volume in more than the 747-400 flight command 100% electric, use of new metal mix (such as glare, mix from fiberglass and aluminum) ... We can say that this is the all superlatives planes! Moreover, these performances are surprising: the fuel consumption per passenger is 3L for 100 Km, the takeoff distance is 500m shorter than its nearest competitor, with a payload of almost 91 tons and a distance passable for 18000Km with no stop ...
On April 27, 2005, late on the morning, the aircraft get airborne for the first time.
On December 12, 2006, the aircraft is certified simultaneously on both side of the Atlantic, with the permission of carrying 853 passengers and 20 crew members in the version with the highest capacity.
At the time of this writing, 44 aircraft are already delivered, 234 ordered, and has been since the first delivery on October the 15th, 2007. Viewing that the lifetime of an aircraft range is 40 years lifetime, the breakeven point estimated at 500 aircraft is finally not so far...
The future, Airbus as announced last December, is the renewal of its A320 with the A320 neo (new engine offer).
Although the Airbus factory for single-aisle aircraft operating at full capacity, with production of 40 aircraft per month ...
The first flight is planned for 2016.

samedi 25 juin 2011